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La trahison d'Earus. par Godescalc
[i]Earus et Dargol étaient deux frères, leur origine noble les prédestinait à devenir soldats et à servir Gwo. Mais une fois à l'école militaire, bien qu'ayant tissé de très forts liens entre eux depuis la plus tendre enfance, une sorte de «compétition» les animait, les opposant souvent lors de l'acquisition d'une meilleure place ou d'un grade. Et, alors que la chance souriait toujours à l'un, le chemin était semé d'embûche pour l'autre. Earus avait toujours été le meilleur, dans tous les domaines et aussi le plus aimé ; Il était fort, intelligent et brave et lorsqu'il fut nommé commandant de la Garde du port de Gwo, toute la ville était émerveillée. On donna une grande fête le soir de sa nomination, un somptueux bal durant lequel toutes les jeunes femmes du village tentèrent leur chance de séduire l'Homme le plus prestigieux du moment. Mais Earus décida de rester seul. « Il ne pouvait définitivement pas choisir parmi ces femmes, car elles étaient toutes merveilleuses et choisir l'une d'entre elle signifiait trahir les autres, alors que pour lui, elles étaient toutes sur un même pied d'égalité » comme aimait répéter ce charmeur au grand coeur, ce qui naturellement les faisait toutes rougir et le désirer encore plus !
Mais de son côté Dargol ne soutenait pas son petit jeu « malsain ». Il avait toujours vécu dans l'ombre de son frère depuis l'école militaire et c'était à peine si les gens lui accordaient même un regard quand il défilait au côté d'Earus, se pavanant fièrement la tête haute en envoyant des baiser volés à toutes les jeunes filles qui gloussaient et s'esclaffaient à chaque fois que leur regard croisait le sien. Dargol était dégouté de cette attitude ridicule et indigne d'un commandant chargé de la sécurité du port de Gwo. Et il était loin d'imaginer qu'il allait vivre la fin de ces temps de plaisance et de sécurité qu'il avait toujours connus à Gwo...
Quelques mois plus tard, Dargol fut muté au conseil de sécurité du Port de Gwo. Et il n'y eût aucune fête, mais de terribles nouvelles arrivèrent des terres sauvages de l'Est. Il y a quelques mois les troupes déployées dans l'Est à la recherche de ressources et chargées de la cartographie complète du continent furent repoussées par un ennemi inconnu. Ils rebroussèrent chemin jusqu'aux montagnes des nains où ils pensaient pouvoir trouver le repos, le temps de monter une nouvelle expédition mieux préparée à la rencontre d'éventuelles créatures autochtones. Mais depuis quelques jours une ombre s'est étendue sur la forêt sombre. Le message énigmatique envoyé par les nains ne pouvait être interprété que par le Haut conseil de Gwo, qui ne mit que peu de temps à alerter la population par un message on ne peut plus clair pour les soldats :
«Warad a fermé ses portes et demande une aide matérielle et humaine de Gwo pour faire face à la menace inhabituelle et pressante venant de la forêt Sombre. Le quart de nos troupes d'infanterie et deux divisions de archers partiront d'ici la fin de la semaine pour les montagnes.»
Ainsi, à la fin de la semaine, les hommes quittèrent leur famille pour assurer la défense de Warad, après un long et épuisant voyage à travers la montagne, contre un ennemi dont ils ignoraient tout. De cette entreprise périlleuse, aucun écho ne revint et après 6 moins, des manifestations inhabituelles de violences dans les campagnes de Gwo commencèrent à se multiplier. La ville érigea des tours de Guet sur son territoire et aux abords de la forêt du Nord. La sécurité des routes reliant le Port de Gwo, au delà de la forêt, à la ville fut renforcée, mais la nuit, les campagnes semblaient en proie à une nouvelle menace de pillage.
La capture de deux Gobelins par la garde du port à la suite d'une embuscade menée contre une des caravanes en partance pour Gwo mit fin aux rumeurs. L'état de crise fut déclaré et l'on pria les villageois de se réfugier dans l'enceinte de la ville, le temps que la menace soit écartée. Mais au contraire, la menace s'amplifia, car les Gobelins, terrés dans leurs cavernes depuis l'aube du monde avaient fini par flairer ces nouvelles richesses arrivées récemment en surface. La guerre éclata avec les conséquences désastreuses que l'on connait et les deux frères devaient s'apprêter à vivre la guerre au port, loin de leur famille, loin de toute assistance jusqu'à ce que le combat ou la folie les prenne.
Le jour touchait à sa fin et devant l'enceinte de palissades et de herses nouvellement érigée autour du Port de Gwo se déroulait une scène lourde de sens pour chacun des soldats présents et assignés à la garde. Le lendemain du troisième assaut des Gobelins, le Commandant quittait la bataille pour les terres du Sud, loin de Gwo, loin des combats...
- Earus ne fais pas ça! Earus, si tu pars maintenant tu nous condamnes tous! cria Dargol, franchissant la porte suivit de quelques hommes curieux et terrifiés...
- Mais es-tu donc aveugle mon frère ? Vous l'êtes déjà ! Il n'y a pas d'avenir ici, nous sommes isolés et encerclés! Qu'importe ce qu'il adviendra de Gwo, je m'en fiche, je pars pour le Sud où il reste peut-être de l'espoir et si toi tu tiens à mourir ici pour ton honneur, alors grand bien t'en fasse! Adieu!
- Earus tu as prêté serment! Vas-tu laisser tous ces gens mourir ? Toutes ces belles paroles auraient-elles été sans fond, tel un masque pour cacher la lâcheté dont tu as toujours fait preuve ? Face au combat de ta vie, de notre ère, la peur t'étouffe, mais que la peur te tue traître que tu es!
L'homme ne répondit rien, il se détourna et enfourcha son cheval noir.
- Vers le Sud! cria-t-il, avant de s'élancer au galop, suivit de son bataillon d'hallebardier à pieds, courant aussi vite que leur lourde armure le permettait.
Dargol sembla alors flamboyer de fureur face aux déserteurs, il se dressa de tout son haut et hurla le point levé dans leur direction :
- Earus, sur la tombe de nos défunts parents je jure que tu paieras pour ta traîtrise! Sois maudis faux frère, toi et tous les hommes qui t'ont suivi!
Cette nuit là fut terrible, le froid mordait les visages et tiraillait les coeurs sans vie des soldats. Dargol s'était enfermé dans sa loge en début de soirée et ne cessait de ruminer sa colère depuis le départ de son frère. Il n'y avait maintenant plus guère d'espoir que celui de voir apparaître un jour son nom dans les livres d'Histoire! Et si ces créatures des profondeurs détruisaient toute vie en ces terres, que se passerait-il ? ... Alors qu'il retournait dans sa tête toutes ces sombres pensées, quelqu'un frappa bruyamment à la porte!
- Commandant, commandant! Un émissaire de [i]la flèche[/i] vient d'arriver! - La flèche était le nom de la tour de Guet érigée sur la rive sud du fleuve qui les séparait de Gwo.
Sur ces mots, Dargol bondit hors de ses appartements et se rendit en hâte sur la petite place devant les docks où une foule de soldats s'était rassemblée autour d'un homme désarmé et en haillons.
- Des trolls ont attaqué la tour! Ils ont coupé le pont, nous ne pouvons plus rejoindre Gwo, ils seront sur nous avant l'aube ! s'écria l'émissaire à bout de souffle.
- Des trolls ?! Combien ?
- Une dizaine, mais leur peau est dure comme le roc et leur force colossale, ils doivent venir des terres sauvages à l'Est car jamais je n'en ai vu de pareils!
- Nous n'avons pas le choix, nous devrons faire face, il nous faut tenir le siège ici même au port! Si nous les retenons suffisamment longtemps hors de nos murs on peut espérer que le soleil joue en notre faveur!
La foule resta immobile, aucun homme ne répondit, tous étaient accablés de la nouvelle. Gwo subissait toujours ses assauts et maintenant le port était isolé de la ville. Aucun bateau n'était en état d'embarquer et avec le surgissement des Wyvern en mer, une opération de sauvetage par la mer n'était pas envisageable...
- Allons soldats reprenez-vous! Pensez à vos familles loin, à Gwo au-delà du champs de bataille, si nous tombons, quel espoir leur restera-t-il! Que l'on charge la baliste de la tour!
Ces quelques mots furent comme un coup de fouet, les hommes s'activèrent, on établit les gardes, les soldats furent préparés et rangés, la baliste, calibrée et chargée. En l'espace de deux heures le port fut entièrement prêt à repousser un nouvel assaut. Dargol se tenait sur le toit d'un des entrepôts avec quelques archers, tous avaient les yeux rivés sur la forêt. La tension était palpable, le silence presque total, mais pendant plus d'une heure, rien ne se passa, et quand enfin l'ennemi se manifesta, la peur et la déroute envahi le port tout entier!
Un cri terrible retenti, mais, comme les hommes le réalisaient avec effroi, il ne venait pas de la forêt, il venait de la mer! Une énorme masse sombre sorti des flots dans un bruit de tempête et s'abattit sur la tour qui s'effondra au milieu de la place comme un château de carte balayé par le vent! L'infanterie au sol couru se réfugier dans les bâtiments, à l'abri du Wyvern qui grondait dans le ciel. Dargol fit descendre tous ses hommes du toit, dans la panique, la garde du mur quittait son poste, les hommes se jetaient face contre terre, anéantis par la peur! Jamais un Wyvern ne s'était aventuré si près des côtes! La créature plongea une seconde fois sur la marée humaine en déroute, arrachant la vie de quelques malheureux tandis que les plus courageux tentaient de lui décocher une flèche dans l'?il.
- Retournez sur le mur, retournez sur le mur tas de pleutres! Vous allez tous nous faire tuer! Hurlait Dargol, mais il était trop tard, il entendait déjà le pas lourd des nouveaux arrivants prêt à s'abattre sur le mur! Il jeta un dernier coup d'?il à la Lune et l'une de ses dernières pensées fût pour son frère, Earus, lui qui avait encore su tirer parti de la situation et il pesta contre l'injustice du monde, une larme coulant sur sa joue...
La porte céda.
Mais de son côté Dargol ne soutenait pas son petit jeu « malsain ». Il avait toujours vécu dans l'ombre de son frère depuis l'école militaire et c'était à peine si les gens lui accordaient même un regard quand il défilait au côté d'Earus, se pavanant fièrement la tête haute en envoyant des baiser volés à toutes les jeunes filles qui gloussaient et s'esclaffaient à chaque fois que leur regard croisait le sien. Dargol était dégouté de cette attitude ridicule et indigne d'un commandant chargé de la sécurité du port de Gwo. Et il était loin d'imaginer qu'il allait vivre la fin de ces temps de plaisance et de sécurité qu'il avait toujours connus à Gwo...
Quelques mois plus tard, Dargol fut muté au conseil de sécurité du Port de Gwo. Et il n'y eût aucune fête, mais de terribles nouvelles arrivèrent des terres sauvages de l'Est. Il y a quelques mois les troupes déployées dans l'Est à la recherche de ressources et chargées de la cartographie complète du continent furent repoussées par un ennemi inconnu. Ils rebroussèrent chemin jusqu'aux montagnes des nains où ils pensaient pouvoir trouver le repos, le temps de monter une nouvelle expédition mieux préparée à la rencontre d'éventuelles créatures autochtones. Mais depuis quelques jours une ombre s'est étendue sur la forêt sombre. Le message énigmatique envoyé par les nains ne pouvait être interprété que par le Haut conseil de Gwo, qui ne mit que peu de temps à alerter la population par un message on ne peut plus clair pour les soldats :
«Warad a fermé ses portes et demande une aide matérielle et humaine de Gwo pour faire face à la menace inhabituelle et pressante venant de la forêt Sombre. Le quart de nos troupes d'infanterie et deux divisions de archers partiront d'ici la fin de la semaine pour les montagnes.»
Ainsi, à la fin de la semaine, les hommes quittèrent leur famille pour assurer la défense de Warad, après un long et épuisant voyage à travers la montagne, contre un ennemi dont ils ignoraient tout. De cette entreprise périlleuse, aucun écho ne revint et après 6 moins, des manifestations inhabituelles de violences dans les campagnes de Gwo commencèrent à se multiplier. La ville érigea des tours de Guet sur son territoire et aux abords de la forêt du Nord. La sécurité des routes reliant le Port de Gwo, au delà de la forêt, à la ville fut renforcée, mais la nuit, les campagnes semblaient en proie à une nouvelle menace de pillage.
La capture de deux Gobelins par la garde du port à la suite d'une embuscade menée contre une des caravanes en partance pour Gwo mit fin aux rumeurs. L'état de crise fut déclaré et l'on pria les villageois de se réfugier dans l'enceinte de la ville, le temps que la menace soit écartée. Mais au contraire, la menace s'amplifia, car les Gobelins, terrés dans leurs cavernes depuis l'aube du monde avaient fini par flairer ces nouvelles richesses arrivées récemment en surface. La guerre éclata avec les conséquences désastreuses que l'on connait et les deux frères devaient s'apprêter à vivre la guerre au port, loin de leur famille, loin de toute assistance jusqu'à ce que le combat ou la folie les prenne.
Le jour touchait à sa fin et devant l'enceinte de palissades et de herses nouvellement érigée autour du Port de Gwo se déroulait une scène lourde de sens pour chacun des soldats présents et assignés à la garde. Le lendemain du troisième assaut des Gobelins, le Commandant quittait la bataille pour les terres du Sud, loin de Gwo, loin des combats...
- Earus ne fais pas ça! Earus, si tu pars maintenant tu nous condamnes tous! cria Dargol, franchissant la porte suivit de quelques hommes curieux et terrifiés...
- Mais es-tu donc aveugle mon frère ? Vous l'êtes déjà ! Il n'y a pas d'avenir ici, nous sommes isolés et encerclés! Qu'importe ce qu'il adviendra de Gwo, je m'en fiche, je pars pour le Sud où il reste peut-être de l'espoir et si toi tu tiens à mourir ici pour ton honneur, alors grand bien t'en fasse! Adieu!
- Earus tu as prêté serment! Vas-tu laisser tous ces gens mourir ? Toutes ces belles paroles auraient-elles été sans fond, tel un masque pour cacher la lâcheté dont tu as toujours fait preuve ? Face au combat de ta vie, de notre ère, la peur t'étouffe, mais que la peur te tue traître que tu es!
L'homme ne répondit rien, il se détourna et enfourcha son cheval noir.
- Vers le Sud! cria-t-il, avant de s'élancer au galop, suivit de son bataillon d'hallebardier à pieds, courant aussi vite que leur lourde armure le permettait.
Dargol sembla alors flamboyer de fureur face aux déserteurs, il se dressa de tout son haut et hurla le point levé dans leur direction :
- Earus, sur la tombe de nos défunts parents je jure que tu paieras pour ta traîtrise! Sois maudis faux frère, toi et tous les hommes qui t'ont suivi!
Cette nuit là fut terrible, le froid mordait les visages et tiraillait les coeurs sans vie des soldats. Dargol s'était enfermé dans sa loge en début de soirée et ne cessait de ruminer sa colère depuis le départ de son frère. Il n'y avait maintenant plus guère d'espoir que celui de voir apparaître un jour son nom dans les livres d'Histoire! Et si ces créatures des profondeurs détruisaient toute vie en ces terres, que se passerait-il ? ... Alors qu'il retournait dans sa tête toutes ces sombres pensées, quelqu'un frappa bruyamment à la porte!
- Commandant, commandant! Un émissaire de [i]la flèche[/i] vient d'arriver! - La flèche était le nom de la tour de Guet érigée sur la rive sud du fleuve qui les séparait de Gwo.
Sur ces mots, Dargol bondit hors de ses appartements et se rendit en hâte sur la petite place devant les docks où une foule de soldats s'était rassemblée autour d'un homme désarmé et en haillons.
- Des trolls ont attaqué la tour! Ils ont coupé le pont, nous ne pouvons plus rejoindre Gwo, ils seront sur nous avant l'aube ! s'écria l'émissaire à bout de souffle.
- Des trolls ?! Combien ?
- Une dizaine, mais leur peau est dure comme le roc et leur force colossale, ils doivent venir des terres sauvages à l'Est car jamais je n'en ai vu de pareils!
- Nous n'avons pas le choix, nous devrons faire face, il nous faut tenir le siège ici même au port! Si nous les retenons suffisamment longtemps hors de nos murs on peut espérer que le soleil joue en notre faveur!
La foule resta immobile, aucun homme ne répondit, tous étaient accablés de la nouvelle. Gwo subissait toujours ses assauts et maintenant le port était isolé de la ville. Aucun bateau n'était en état d'embarquer et avec le surgissement des Wyvern en mer, une opération de sauvetage par la mer n'était pas envisageable...
- Allons soldats reprenez-vous! Pensez à vos familles loin, à Gwo au-delà du champs de bataille, si nous tombons, quel espoir leur restera-t-il! Que l'on charge la baliste de la tour!
Ces quelques mots furent comme un coup de fouet, les hommes s'activèrent, on établit les gardes, les soldats furent préparés et rangés, la baliste, calibrée et chargée. En l'espace de deux heures le port fut entièrement prêt à repousser un nouvel assaut. Dargol se tenait sur le toit d'un des entrepôts avec quelques archers, tous avaient les yeux rivés sur la forêt. La tension était palpable, le silence presque total, mais pendant plus d'une heure, rien ne se passa, et quand enfin l'ennemi se manifesta, la peur et la déroute envahi le port tout entier!
Un cri terrible retenti, mais, comme les hommes le réalisaient avec effroi, il ne venait pas de la forêt, il venait de la mer! Une énorme masse sombre sorti des flots dans un bruit de tempête et s'abattit sur la tour qui s'effondra au milieu de la place comme un château de carte balayé par le vent! L'infanterie au sol couru se réfugier dans les bâtiments, à l'abri du Wyvern qui grondait dans le ciel. Dargol fit descendre tous ses hommes du toit, dans la panique, la garde du mur quittait son poste, les hommes se jetaient face contre terre, anéantis par la peur! Jamais un Wyvern ne s'était aventuré si près des côtes! La créature plongea une seconde fois sur la marée humaine en déroute, arrachant la vie de quelques malheureux tandis que les plus courageux tentaient de lui décocher une flèche dans l'?il.
- Retournez sur le mur, retournez sur le mur tas de pleutres! Vous allez tous nous faire tuer! Hurlait Dargol, mais il était trop tard, il entendait déjà le pas lourd des nouveaux arrivants prêt à s'abattre sur le mur! Il jeta un dernier coup d'?il à la Lune et l'une de ses dernières pensées fût pour son frère, Earus, lui qui avait encore su tirer parti de la situation et il pesta contre l'injustice du monde, une larme coulant sur sa joue...
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