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Un jour mon prince viendra, un jour il me dira... par Ashanda
Il était une fois... Toutes les histoires de princesse commencent comme ça. Pourtant dans le royaume de Subirion, la vie n'avait rien d'un conte de fée pour notre héroïne.
La belle demoiselle vivait dans une forêt non loin du paisible village de Gwo. elle était grande, avait de long cheveux châtains coiffés en chignon dont quelques mèches rebelles retombaient sur sont visage souvent crasseux, mais toujours gracieux.
Elle était la dernière-née d'une famille de sept enfant tous partis à l'aventure. Ses frères étaient allés en quêtes de dragons, de princesses à sauver et de défis à relever. Ses soeurs avaient été épousées par de riches marchands comme des hommes des champs, mais elles aussi avaient quitté la ferme familiale depuis longtemps et seul restait dans la vieille demeure la brave Sydonie et ses parents.
Bien que les parents de Sydonie n'aient jamais ménagé leur peine, aujourd'hui ils étaient trop vieux et c'est la benjamine de la famille qui s'était fait un devoir de s'occuper d'eux. Oh bien sure elle aurait aussi voulu partir à la découverte du monde comme ses frères, ou bien se parer d'une belle robe et aller se faire remarquer d'un prétendant au bal comme ses soeurs, mais rien n'y faisait, elle se sentait à jamais condamnée dans sa bonté à s'occuper de ses parents, de la base-cour et du champs.
Un jour d'automne, alors que les dernières feuilles tombaient, la belle Sydonie s'était assoupie à l'ombre d'un grand chêne dont le feuillage couleur couché de soleil était encore abondant pour la saison. Dans ses songes elle s'était laissée aller à s'imaginer en princesse chevauchant un mouton, partie combattre les poulets géants pour délivrer de jeunes damoiseaux en détresse... Oui, ses rêves étaient un peu drôles parfois, mais peu lui importait la forme, du moment qu'elle vivait des Aventures loin de sa petite vie monotone.
Et ce qu'elle croyait être un long baisé langoureux de conte de fée ne fut en réalité que la langue baveuse de son chien qui vient la tirer en sursaut de son rêve éveillé !
Beurk ! C'est dégueulasse hurla t-elle à son chien charmant qui ne semblait pas trop comprendre ce qui émoussait sa maitresse.
Essuyant frénétiquement la bave avec le revers de sa manche, elle se leva et marcha d'un pas décidé en direction de la petite rivière ou elle nettoyait d'accoutumé le linge, s'accroupit au bord de l'eau et débarbouilla son visage, réveillant ainsi une beauté toute naturelle dans le miroir de l'eau.
Vous êtes nettement plus belle comme ça dit la voix !
Qui... Qui parle ? Ou êtes-vous donc ? Cria t-elle affolée, ne voyant personne...
Ici jolie demoiselle, sur la berge dit la petite grenouille.
Une grenouille qui parle songea t-elle, je dois encore rêver.
Pourtant la petite rainette verte semblait bien réelle et elle la regardait bien fixement avec ses grands yeux globuleux.
N'ayez crainte jeune vénus, je suis un prince qu'une vilaine sorcière a transformé en grenouille, embrassez-moi et je redeviendrai à nouveau moi-même.
Embrasser... Une grenouille! Beurk ! Mais c'est dégueulasse, je refuse ! Déjà que le chien...
Ah bon, même si je vous couvre d'or en échange dit la grenouille ?
Pas question, jamais, vous êtes tout baveux en plus... D'or? Vous avez bien dit couverte d'or? Ça arrangerait bien mes affaires, je pourrai enfin vivre ma vie dit Sydonie.
Tout à fait, parole de grenouille, enfin de prince assura l'amphibien.
Alors fermant les yeux, approchant avec résistance ses lèvres des celles du prince grenouille, elle l'embrassa furtivement.
Et là mes amis, ce fut grandiose! La petite grenouille se mit à briller, briller, comme brille le soleil et quand la lumière cessa de l'éblouir Sydonie découvrit de ses yeux hébétés le plus belle homme qu'elle n'avait jamais vu, rien à voir avec ses frères, surtout qu'il était nu comme un vers et que rien ne pouvait cacher le désir qu'il ressentait pour elle.
Et comme toutes les histoires de conte de fée finissent par un "Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants" et qu'elle avait déjà assez perdu de temps comme ça à rêvasser sa vie, elle détacha ses cheveux, enleva frénétiquement sa robe et elle s'offrit à l'homme qu'elle venait de délivrer pour qu'à son tour aussi il l'a délivre, ce qu'il fut sans se faire prier.
FIN
Épilogue: Avec l'or du prince Sydonie en bonne fille paya l'hospice à ses parents, parce qu'elle les avait eu sur son dos toute sa vie et qu'elle n'allait pas encore se les coltiner au châteaux :p
La belle demoiselle vivait dans une forêt non loin du paisible village de Gwo. elle était grande, avait de long cheveux châtains coiffés en chignon dont quelques mèches rebelles retombaient sur sont visage souvent crasseux, mais toujours gracieux.
Elle était la dernière-née d'une famille de sept enfant tous partis à l'aventure. Ses frères étaient allés en quêtes de dragons, de princesses à sauver et de défis à relever. Ses soeurs avaient été épousées par de riches marchands comme des hommes des champs, mais elles aussi avaient quitté la ferme familiale depuis longtemps et seul restait dans la vieille demeure la brave Sydonie et ses parents.
Bien que les parents de Sydonie n'aient jamais ménagé leur peine, aujourd'hui ils étaient trop vieux et c'est la benjamine de la famille qui s'était fait un devoir de s'occuper d'eux. Oh bien sure elle aurait aussi voulu partir à la découverte du monde comme ses frères, ou bien se parer d'une belle robe et aller se faire remarquer d'un prétendant au bal comme ses soeurs, mais rien n'y faisait, elle se sentait à jamais condamnée dans sa bonté à s'occuper de ses parents, de la base-cour et du champs.
Un jour d'automne, alors que les dernières feuilles tombaient, la belle Sydonie s'était assoupie à l'ombre d'un grand chêne dont le feuillage couleur couché de soleil était encore abondant pour la saison. Dans ses songes elle s'était laissée aller à s'imaginer en princesse chevauchant un mouton, partie combattre les poulets géants pour délivrer de jeunes damoiseaux en détresse... Oui, ses rêves étaient un peu drôles parfois, mais peu lui importait la forme, du moment qu'elle vivait des Aventures loin de sa petite vie monotone.
Et ce qu'elle croyait être un long baisé langoureux de conte de fée ne fut en réalité que la langue baveuse de son chien qui vient la tirer en sursaut de son rêve éveillé !
Beurk ! C'est dégueulasse hurla t-elle à son chien charmant qui ne semblait pas trop comprendre ce qui émoussait sa maitresse.
Essuyant frénétiquement la bave avec le revers de sa manche, elle se leva et marcha d'un pas décidé en direction de la petite rivière ou elle nettoyait d'accoutumé le linge, s'accroupit au bord de l'eau et débarbouilla son visage, réveillant ainsi une beauté toute naturelle dans le miroir de l'eau.
Vous êtes nettement plus belle comme ça dit la voix !
Qui... Qui parle ? Ou êtes-vous donc ? Cria t-elle affolée, ne voyant personne...
Ici jolie demoiselle, sur la berge dit la petite grenouille.
Une grenouille qui parle songea t-elle, je dois encore rêver.
Pourtant la petite rainette verte semblait bien réelle et elle la regardait bien fixement avec ses grands yeux globuleux.
N'ayez crainte jeune vénus, je suis un prince qu'une vilaine sorcière a transformé en grenouille, embrassez-moi et je redeviendrai à nouveau moi-même.
Embrasser... Une grenouille! Beurk ! Mais c'est dégueulasse, je refuse ! Déjà que le chien...
Ah bon, même si je vous couvre d'or en échange dit la grenouille ?
Pas question, jamais, vous êtes tout baveux en plus... D'or? Vous avez bien dit couverte d'or? Ça arrangerait bien mes affaires, je pourrai enfin vivre ma vie dit Sydonie.
Tout à fait, parole de grenouille, enfin de prince assura l'amphibien.
Alors fermant les yeux, approchant avec résistance ses lèvres des celles du prince grenouille, elle l'embrassa furtivement.
Et là mes amis, ce fut grandiose! La petite grenouille se mit à briller, briller, comme brille le soleil et quand la lumière cessa de l'éblouir Sydonie découvrit de ses yeux hébétés le plus belle homme qu'elle n'avait jamais vu, rien à voir avec ses frères, surtout qu'il était nu comme un vers et que rien ne pouvait cacher le désir qu'il ressentait pour elle.
Et comme toutes les histoires de conte de fée finissent par un "Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants" et qu'elle avait déjà assez perdu de temps comme ça à rêvasser sa vie, elle détacha ses cheveux, enleva frénétiquement sa robe et elle s'offrit à l'homme qu'elle venait de délivrer pour qu'à son tour aussi il l'a délivre, ce qu'il fut sans se faire prier.
FIN
Épilogue: Avec l'or du prince Sydonie en bonne fille paya l'hospice à ses parents, parce qu'elle les avait eu sur son dos toute sa vie et qu'elle n'allait pas encore se les coltiner au châteaux :p
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