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L'origine de la Muse Miyocka. par Syria
Miyocka fut une jeune fille comme on en rencontrait à l'époque, et comme on en rencontre encore aujourd'hui dans les provinces reculées des terres de Subirion. Jeune, jolie, insouciante. Jusqu'au jour qui brisa son existence.
C'était par un beau jour de plein été. Il faisait chaud, il n'y avait aucun nuage dans le ciel bleu, et le marché battait son plein. Miyocka était sortie de la ville, cherchant l'ombre des forêts proches et la fraîcheur des sources claires. Quand elle revint, penaude d'être tombée dans l'eau claire, la ville avait disparut. Rasée. Il ne restait rien des remparts qui se dressaient le matin même au milieu des champs dorés de blé. Rien du marché qui devait être bondé. Ni des gens qui auraient dû se trouver au milieu des rares ruines plantées au milieu de la poussière et du sang. Le silence surnaturel la choquait, ainsi que les champs blonds qu'elle n'aurait jamais dû apercevoir de l'autre coté de la ville. Elle s'aventura dans ce qu'il restait de la ville. Elle perdit une sandale et jeta l'autre, continuant pieds nus. Inconsciemment, elle avança jusqu'à l'ancien emplacement de sa maison. Sa voix brisée murmurait des suppliques aux Dieux qui ne l'entendaient pas. Elle ne s'entendait pas supplier. Elle ne sentit pas le vent se lever et ne le sentit pas l'entourer. Pas plus qu'elle ne sentait ses pieds s'imbiber du sang des villageois. Son esprit s'égara, son c?ur se déchira, son âme se brisa, laissant entrer en elle les puissantes forces de l'univers. Elle finit par s'enfuir, sans un regard en arrière. Une patrouille du compté la trouva et lui fit subir un interrogatoire poussé. Devant le cas extraordinaire, on fit venir l'un des grands mages de la cité des Sciences.
Le mage déclara Miyocka pupille de la cité des Sciences et l'emmena dans cette ville aux milles prodiges. La jeune fille reprenait peu à peu conscience de ce qui l'entourait. Elle avait même suffisamment repris goût à la vie quand le carrosse privé passa les murailles de la ville pour s'émerveiller de ce qu'elle voyait. On l'enrôla à l'académie. Il parait qu'elle avait de la magie en elle. On lui remit un uniforme et les clefs d'une cellule et on l'inscrivit aux cours des débutants. Pendant un an elle suivit les cours avant qu'on ne la change de section et qu'on ne la place avec les autres filles en activités professionnelles. Pendant deux ans, son corps, son esprit et son âme se ressoudèrent lentement. Elle travailla aux cuisines et au service des mages. Jusqu'à l'accident. Elle ne faisait pas attention et elle mit le feu à la moitié de la tour du Grand Mage, blessant le Grand Mage, tuant une partie de ses plus proches conseillers et blessant quantité d'autres personnes. On finit par lui interdire l'usage de sa magie. On la consigna aux corvées qui n'en nécessitaient pas. Mais les accidents se firent toujours plus nombreux. Et Miyocka toujours tenue responsable. On tenta de lui couper l'usage de ses pouvoirs, sans succès. On tenta successivement, de lui enlever, de lui bloquer et de les détruire. Sans aucuns résultats. Miyocka enchaînait les catastrophes. Le Grand Mage l'avait prise en grippe. Il finit par trouver un moyen. Il fit réunir tous les mages qui lui restaient à la tour. Miyocka fut convoquée également et fut l'objet d'un sortilège puissant. Ils lièrent sa magie à son corps. A chaque fois qu'elle utiliserait sa magie, même inconsciemment, elle souffrirait. La douleur en proportion de la puissance du sort. Puis elle fut bannie de l'académie.
Sa route fut longue et éreintante. Sa magie se manifestant intempestivement. Mais il lui suffisait de penser à quelque chose pour que ce quelque chose apparaisse magiquement. Le feu, l'eau, un gué pour traverser, ou des fruits. Chaque fois la douleur lui faisait friser l'inconscience. Elle ne croyait pas que sa magie était dangereuse. La magie n'était dangeureuse que si on l'utilisait mal, un peu comme une hache. La hache permet de couper du bois pour faire du feu, mais elle peut servir à tuer. La population l'appréciait. Les catastrophes se firent moins fréquente quand elle apprivoisa ce mana qui s'écoulait en elle. Elle se consacra à ce qu'elle croyait juste. Mais un simple soin la laissait au bord du gouffre parfois pendant plusieurs jours. Puis des femmes vinrent la voir. Elles étaient trois. Grand-mère, mère et petite fille. La grand-mère expliqua qu'elles possédaient un don héréditaire de mères en filles, mais qu'elles ne savaient pas s'en servir. Miyocka leur expliqua simplement qu'il s'agissait de la magie qui avait élu domicile dans leurs corps. Elle leur apprit à la canaliser. Et à l'utiliser. La grand-mère et la mère ne parvinrent guère qu'à contrôler le flux de leur mana, mais la petite fille avait un véritable don. Et quand elle reparti, après quelques mois, elle avait décidé de devenir sage-femme. Il n'est guère nécessaire de préciser que bientôt, d'autres femmes vinrent, en proie aux conflits qui provoquaient leurs dons incontrôlés. Et puis un jour, l'une des premières femmes revint. La mère, seule. Les grands mages avaient tué sa mère et emmené sa fille.
Ni une, ni deux, Miyocka se rendit à la cité des Sciences. Mais quand elle y arriva, elle ne reconnut rien de ce qu'elle avait vu lors de sa première arrivée. Disparues les splendides façades colorées et brillantes, disparues les grandes devantures illuminées, les vitrines gorgées de produits splendides et magiques. A la place, elle ne trouva qu'un bouge sordide aux façades sales et délavées, aux bois vermoulus, et aux ruelles pleines de détritus. Pourtant, elle percevait une grande aura de magie. Au prix d'une migraine épouvantable, elle la fit apparaître. Le bouge se métamorphosa un instant en la cité des sciences de ses souvenirs. Dans l'esprit de Miyocka, une idée faisait son chemin. Elle n'arrivait pas à cerner ce que ses sens lui disaient, mais il y avait quelque chose. Elle attendit que sa migraine passe avant de se rendre à l'académie. A peine moins sordide que les rues qui l'entouraient. Disparus les jardins de fleurs exotiques et les tours étincelantes. Disparus les vitraux brillants et le marbre blanc. A l'intérieur, la propreté régnait néanmoins. Elle connaissait le chemin et fut étonnée de ne croiser qu'une seule servante dépenaillée. Elle avait souvenir d'avoir croisé toujours une foule de jeunes filles, de grandes dames et de jeunes apprentis. Elle questionna la servante qui lui répondit, à son grand étonnement, qu'elles étaient, elle et toutes les filles qui travaillaient dans ce couloir, des apprenties qui exécutaient leurs corvées. Un bref aperçu magique apprit à Miyocka que la jeune femme, à peine adulte, voyait un sol presque parfaitement propre de marbre sur lequel elle travaillait avec ses camarades de travail qui n'étaient au final que pure illusion. Cette illusion était grande, car elle enveloppait toute la ville, faisait parler des chimères et les faisaient répondre quand on leur adressait la parole. Miyocka fut dégoûtée. Tant de mensonges... Et ou était la vraie magie dans tout cela ? Elle monta quatre à quatre l'escalier de bois presque neuf -qui dataient de sa première catastrophe - jusqu'à la salle du conseil sans rencontrer personne. Elle craignit de n'y trouver personne, mais quatre mages étaient en train d'y déjeuner. Leurs beaux vêtements et la qualité du repas jurait avec le décor qu'elle avait sous les yeux. Virent les grandes explications. Ou plutôt la grande discorde. Les mages ne voulurent rien entendre. La fillette était sous leur protection, elle répandait de fausses informations qui pouvait conduire la population vers les ombres et le mal. Et Miyocka en était l'instigatrice. Selon eux, elle était même la grande représentante de l'ombre sur les Terres de Lumière. Un combat magique s'engagea pendant la discussion, et Miyocka ressortais de plus en plus épuisée et mal en point des parades qu'elle exécutait. Jusqu'à ce que l'idée trouve son chemin et transperce sa conscience. Miyocka n'avait pas vu de réelle magie, comme elle la définissait. L'eau, l'air, le feu et la terre étaient les principales composantes de sa magie et de toutes les formes de magie qu'elle avait pu voir. Mais ici, elle ne ressentait aucun élément. A peine une infime trace d'air. Elle n'avait également vu aucune femme parmi les mages. Leur puissance ne se basait que sur des illusions ! Profitant d'un instant durant lequel les mages incantaient, elle amplifia sa voix pour que chacun dans le royaume entende ses paroles.
« Ecoutez, peuple. Ecoutez donc la voix d'une femme qui ne souhaitait que vivre en paix, Peuple des Terres de Lumière ! Voyez comme vos grands mages se sont joués de vous. Regardez ce qu'ils ont fait de la cité des Sciences, autrefois glorieuse. Admirez le sort qu'ils réservent à vos femmes et à vos filles si elles découvrent que de la magie coule dans leurs veines. Ecoutez, Peuple, et Voyez ! »
Soudain, aux yeux des gens, toutes les illusions s'envolèrent. La cité des Sciences devint subitement le cloaque qu'elle avait toujours été. Les gens virent, dans leur tête, que les femmes envoyées à la cité des sciences, servaient, au mieux, de servantes, tandis que d'autres étaient torturées, et tuées. Ils eurent un aperçu de la magie véritable et de ce qu'elle devrait être. Le peuple fut choqué. Les mages furent déstabilisés et regardèrent le corps de Miyocka avec frayeur.
Car Miyocka avait usé toute la magie qu'elle possédait pour répandre la vérité. Et le sort qui liait sa vie à sa magie l'avait tuée.
Le geste de Miyocka aurait pu être perçu comme un acte d'une folle et d'une perfidie de plus de la part de l'Ombre... C'est ce que comptaient répandre les mages d'ailleurs...
C'était sans compter sur l'intervention des Dieux, qui, dans leur grande bonté, élevèrent Miyocka au rang de Muse Divine et implantèrent cette idée dans toutes les âmes, les c?urs et les es
C'était par un beau jour de plein été. Il faisait chaud, il n'y avait aucun nuage dans le ciel bleu, et le marché battait son plein. Miyocka était sortie de la ville, cherchant l'ombre des forêts proches et la fraîcheur des sources claires. Quand elle revint, penaude d'être tombée dans l'eau claire, la ville avait disparut. Rasée. Il ne restait rien des remparts qui se dressaient le matin même au milieu des champs dorés de blé. Rien du marché qui devait être bondé. Ni des gens qui auraient dû se trouver au milieu des rares ruines plantées au milieu de la poussière et du sang. Le silence surnaturel la choquait, ainsi que les champs blonds qu'elle n'aurait jamais dû apercevoir de l'autre coté de la ville. Elle s'aventura dans ce qu'il restait de la ville. Elle perdit une sandale et jeta l'autre, continuant pieds nus. Inconsciemment, elle avança jusqu'à l'ancien emplacement de sa maison. Sa voix brisée murmurait des suppliques aux Dieux qui ne l'entendaient pas. Elle ne s'entendait pas supplier. Elle ne sentit pas le vent se lever et ne le sentit pas l'entourer. Pas plus qu'elle ne sentait ses pieds s'imbiber du sang des villageois. Son esprit s'égara, son c?ur se déchira, son âme se brisa, laissant entrer en elle les puissantes forces de l'univers. Elle finit par s'enfuir, sans un regard en arrière. Une patrouille du compté la trouva et lui fit subir un interrogatoire poussé. Devant le cas extraordinaire, on fit venir l'un des grands mages de la cité des Sciences.
Le mage déclara Miyocka pupille de la cité des Sciences et l'emmena dans cette ville aux milles prodiges. La jeune fille reprenait peu à peu conscience de ce qui l'entourait. Elle avait même suffisamment repris goût à la vie quand le carrosse privé passa les murailles de la ville pour s'émerveiller de ce qu'elle voyait. On l'enrôla à l'académie. Il parait qu'elle avait de la magie en elle. On lui remit un uniforme et les clefs d'une cellule et on l'inscrivit aux cours des débutants. Pendant un an elle suivit les cours avant qu'on ne la change de section et qu'on ne la place avec les autres filles en activités professionnelles. Pendant deux ans, son corps, son esprit et son âme se ressoudèrent lentement. Elle travailla aux cuisines et au service des mages. Jusqu'à l'accident. Elle ne faisait pas attention et elle mit le feu à la moitié de la tour du Grand Mage, blessant le Grand Mage, tuant une partie de ses plus proches conseillers et blessant quantité d'autres personnes. On finit par lui interdire l'usage de sa magie. On la consigna aux corvées qui n'en nécessitaient pas. Mais les accidents se firent toujours plus nombreux. Et Miyocka toujours tenue responsable. On tenta de lui couper l'usage de ses pouvoirs, sans succès. On tenta successivement, de lui enlever, de lui bloquer et de les détruire. Sans aucuns résultats. Miyocka enchaînait les catastrophes. Le Grand Mage l'avait prise en grippe. Il finit par trouver un moyen. Il fit réunir tous les mages qui lui restaient à la tour. Miyocka fut convoquée également et fut l'objet d'un sortilège puissant. Ils lièrent sa magie à son corps. A chaque fois qu'elle utiliserait sa magie, même inconsciemment, elle souffrirait. La douleur en proportion de la puissance du sort. Puis elle fut bannie de l'académie.
Sa route fut longue et éreintante. Sa magie se manifestant intempestivement. Mais il lui suffisait de penser à quelque chose pour que ce quelque chose apparaisse magiquement. Le feu, l'eau, un gué pour traverser, ou des fruits. Chaque fois la douleur lui faisait friser l'inconscience. Elle ne croyait pas que sa magie était dangereuse. La magie n'était dangeureuse que si on l'utilisait mal, un peu comme une hache. La hache permet de couper du bois pour faire du feu, mais elle peut servir à tuer. La population l'appréciait. Les catastrophes se firent moins fréquente quand elle apprivoisa ce mana qui s'écoulait en elle. Elle se consacra à ce qu'elle croyait juste. Mais un simple soin la laissait au bord du gouffre parfois pendant plusieurs jours. Puis des femmes vinrent la voir. Elles étaient trois. Grand-mère, mère et petite fille. La grand-mère expliqua qu'elles possédaient un don héréditaire de mères en filles, mais qu'elles ne savaient pas s'en servir. Miyocka leur expliqua simplement qu'il s'agissait de la magie qui avait élu domicile dans leurs corps. Elle leur apprit à la canaliser. Et à l'utiliser. La grand-mère et la mère ne parvinrent guère qu'à contrôler le flux de leur mana, mais la petite fille avait un véritable don. Et quand elle reparti, après quelques mois, elle avait décidé de devenir sage-femme. Il n'est guère nécessaire de préciser que bientôt, d'autres femmes vinrent, en proie aux conflits qui provoquaient leurs dons incontrôlés. Et puis un jour, l'une des premières femmes revint. La mère, seule. Les grands mages avaient tué sa mère et emmené sa fille.
Ni une, ni deux, Miyocka se rendit à la cité des Sciences. Mais quand elle y arriva, elle ne reconnut rien de ce qu'elle avait vu lors de sa première arrivée. Disparues les splendides façades colorées et brillantes, disparues les grandes devantures illuminées, les vitrines gorgées de produits splendides et magiques. A la place, elle ne trouva qu'un bouge sordide aux façades sales et délavées, aux bois vermoulus, et aux ruelles pleines de détritus. Pourtant, elle percevait une grande aura de magie. Au prix d'une migraine épouvantable, elle la fit apparaître. Le bouge se métamorphosa un instant en la cité des sciences de ses souvenirs. Dans l'esprit de Miyocka, une idée faisait son chemin. Elle n'arrivait pas à cerner ce que ses sens lui disaient, mais il y avait quelque chose. Elle attendit que sa migraine passe avant de se rendre à l'académie. A peine moins sordide que les rues qui l'entouraient. Disparus les jardins de fleurs exotiques et les tours étincelantes. Disparus les vitraux brillants et le marbre blanc. A l'intérieur, la propreté régnait néanmoins. Elle connaissait le chemin et fut étonnée de ne croiser qu'une seule servante dépenaillée. Elle avait souvenir d'avoir croisé toujours une foule de jeunes filles, de grandes dames et de jeunes apprentis. Elle questionna la servante qui lui répondit, à son grand étonnement, qu'elles étaient, elle et toutes les filles qui travaillaient dans ce couloir, des apprenties qui exécutaient leurs corvées. Un bref aperçu magique apprit à Miyocka que la jeune femme, à peine adulte, voyait un sol presque parfaitement propre de marbre sur lequel elle travaillait avec ses camarades de travail qui n'étaient au final que pure illusion. Cette illusion était grande, car elle enveloppait toute la ville, faisait parler des chimères et les faisaient répondre quand on leur adressait la parole. Miyocka fut dégoûtée. Tant de mensonges... Et ou était la vraie magie dans tout cela ? Elle monta quatre à quatre l'escalier de bois presque neuf -qui dataient de sa première catastrophe - jusqu'à la salle du conseil sans rencontrer personne. Elle craignit de n'y trouver personne, mais quatre mages étaient en train d'y déjeuner. Leurs beaux vêtements et la qualité du repas jurait avec le décor qu'elle avait sous les yeux. Virent les grandes explications. Ou plutôt la grande discorde. Les mages ne voulurent rien entendre. La fillette était sous leur protection, elle répandait de fausses informations qui pouvait conduire la population vers les ombres et le mal. Et Miyocka en était l'instigatrice. Selon eux, elle était même la grande représentante de l'ombre sur les Terres de Lumière. Un combat magique s'engagea pendant la discussion, et Miyocka ressortais de plus en plus épuisée et mal en point des parades qu'elle exécutait. Jusqu'à ce que l'idée trouve son chemin et transperce sa conscience. Miyocka n'avait pas vu de réelle magie, comme elle la définissait. L'eau, l'air, le feu et la terre étaient les principales composantes de sa magie et de toutes les formes de magie qu'elle avait pu voir. Mais ici, elle ne ressentait aucun élément. A peine une infime trace d'air. Elle n'avait également vu aucune femme parmi les mages. Leur puissance ne se basait que sur des illusions ! Profitant d'un instant durant lequel les mages incantaient, elle amplifia sa voix pour que chacun dans le royaume entende ses paroles.
« Ecoutez, peuple. Ecoutez donc la voix d'une femme qui ne souhaitait que vivre en paix, Peuple des Terres de Lumière ! Voyez comme vos grands mages se sont joués de vous. Regardez ce qu'ils ont fait de la cité des Sciences, autrefois glorieuse. Admirez le sort qu'ils réservent à vos femmes et à vos filles si elles découvrent que de la magie coule dans leurs veines. Ecoutez, Peuple, et Voyez ! »
Soudain, aux yeux des gens, toutes les illusions s'envolèrent. La cité des Sciences devint subitement le cloaque qu'elle avait toujours été. Les gens virent, dans leur tête, que les femmes envoyées à la cité des sciences, servaient, au mieux, de servantes, tandis que d'autres étaient torturées, et tuées. Ils eurent un aperçu de la magie véritable et de ce qu'elle devrait être. Le peuple fut choqué. Les mages furent déstabilisés et regardèrent le corps de Miyocka avec frayeur.
Car Miyocka avait usé toute la magie qu'elle possédait pour répandre la vérité. Et le sort qui liait sa vie à sa magie l'avait tuée.
Le geste de Miyocka aurait pu être perçu comme un acte d'une folle et d'une perfidie de plus de la part de l'Ombre... C'est ce que comptaient répandre les mages d'ailleurs...
C'était sans compter sur l'intervention des Dieux, qui, dans leur grande bonté, élevèrent Miyocka au rang de Muse Divine et implantèrent cette idée dans toutes les âmes, les c?urs et les es
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