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Ballet de l'indolence par Winog
Depuis quelques temps déjà , j'observais son manège, l'air de rien. Elle papillonnait autour de moi, butinant ça et là les fleurs les plus odorantes jusqu'à trouver celle avec un parfum enivrant, là où l'abeille reviens sans cesse se gorger de nectar (n'y voyez aucune allusion salace...).
Chaque occasion de rencontre ou d'entrevue, même de loin, me donnait le privilège d'observer ses manières ; des regards appuyés aux respirations langoureuses, jusqu'à des effleurements timorés mais au fond plein de passion.
Je dois l'avouer, je ne restais pas indifférent, loin de là , à ce ballet de séduction. Je lisais dans ces yeux à la fois de la tristesse, de l'espérance et de l'envie... J'étais près à me laisser guider par cette fragrance voluptueuse, prés à me laisser envouter. Je jouerais la pièce dans la quelle elle me conduisait clandestinement, à coup d'acte féminin tellement plein de persuasion, comme elles savent le faire...doucement ; jusqu'à l'acte final, le dernier chapitre dont j'ignorais l'épilogue.
D'abord intrigué, puis amusé, naquit en moi la passion de jouer les notes lascives qui accompagnaient ce ballet improvisé dont aucun protagoniste ne connaissait à l'avance, ni la réplique ni l'organisation scénique de l'autre. Quand elle se faisait pressante, je me faisais distant ; et quand je me glissais près d'elle, l'effleurais, c'était pour esquiver aussitôt la réponse tant attendue.
Loin du jeu du chat et de la souris, sans duperie ni arrière pensée malsaine, je me laissais envouter; Notre jeu devait durer sans se consumer comme un feu de paille.
Parfois narquois, je jouais de cette situation et m'en amusait intérieurement. Sans m'enliser, j'éprouvais jour après jour des sentiments qui m'avait fait défaut naguère.
Le jeu de séduction prenait des allures insoupçonnées. Si ses pensées la torturaient autant que moi, je ne pouvais me défiler continuellement, il me fallait me résoudre et répondre à ses avances, combler ses désirs et assouvir mon appétit grandissant. Baisers volés, caresses furtives ... humm cruel supplice , à la fois rude et doux ! Rapprochements et badinage ... tout cela devait cesser !
Je devais la voir, lui parler. En cette heure tardive, je savais où la trouver. Si elle n'errait pas dans les couloirs du domaine à la recherche d'un moyen d'apaiser ses ardeurs, elle serait surement dans sa chambre.
Je montais le long escalier de granit en silence. Les yeux fermés, je connaissais le chemin par c?ur, une main frôlant les murs, je sentais battre son c?ur au travers. Ses sentiments s'insinuait dans tout le domaine laissant transpirer ses émotions ; les élans de son c?ur lisibles pour qui les recherchaient mais indiscernables pour les autres. J'enfilais le couloir à présent sûr de moi, heureux de n'y croiser personne, le domaine somnolait.
J'avançais en silence jusqu'à sa porte. Rien ne se faisait entendre au travers, mais elle était là , plus que de l'intuition mon instinct me le disais...non ; c'est mon c?ur qui parlait. Je poussais la porte non verrouillée elle glissa sur ses gonds en douceur. Avant d'entrer des effluves de parfum m'assaillirent les narines, l'air était doux et portait avec lui des fragrances de fleurs du printemps, je restais un moment les yeux fermés à humer son parfum m'emplis de liesse et de passion ; j'entrais.
Un feu crépitait dans la cheminée.
Son regard semblait perdu dans la contemplation des flammes dansant dans l'âtre telles des feu-follets assemblés là dans une ronde féerique qui célébreraient des retrouvailles et un dénouement tant attendu.
Elle était assise en tailleur sur le grand plaid déroulé devant la cheminée. Emmitouflée dans une ample couverture de laine, ses cheveux encore humides gouttaient légèrement ; elle devait sortir de son bain. Je la devinais nue sous son pagne. Ô affolante pensée...je me délectais à l'avance de sentir son corps contre le mien.
Je m'approchais doucement par derrière. Elle referma les yeux comme pour se plonger dans un rêve merveilleux. La couverture avait imperceptiblement glissée laissant entrevoir l'une de ses épaules. Je m'agenouillais et déposais un baiser délicat au creux de son cou. Je respirais l'odeur de sa peau sucrée, m'enivrant de son parfum affolant. Je dégageais un peu plus la couverture qui tombât doucement sur ses hanches, m'offrant son dos nu.
Je posais mes mains sur ses épaules délicates caressant sa peau tiède et velouté comme la pêche. Je repris la valse de mes baisers sur sa nuque offerte, plus passionnés à chaque fois.
Nous n'avions échangé aucune parole, nul besoin d'artifice pour nous comprendre.
Les yeux clos, je sentais les battements de son c?ur accélérer la cadence, sa respiration profonde faisait bouger délicatement sa poitrine. Me faisant plus pressant et plus impétueux, elle tournât la tête pour m'offrir son visage. Je repris mon manège érotique, effleurant d'abord sa bouche sensuelle, allant crescendo, mordillant ses lèvres, alors qu'elle était en attente de plus de hardiesse. Je la pris à pleine bouche, nos langues se mêlant dans un ballet langoureux et passionné.
J'étais envahi d'émotions ; à la fois pressé et avide d'elle, profitant de chaque instant de notre échange amoureux, imprimant le moindre détail en moi pour que chaque seconde partagée dure une éternité.
Elle me prit les mains pour les poser sur son buste, je la sentais se durcir sous la pression alors que je m'égarais sur son ventre et sa poitrine. Sa peau brulait de désir. Elle se laissa aller complètement, allongée sur le dos, offerte...
La couverture avait entièrement glissé, dévoilant son corps voluptueux, ses formes généreuses, je me délectais de ce spectacle.
Dans l'âtre de pierre, le feu suivait nos agissements, une grosse bûche cédât faisant jaillir un geyser d'étincelles. Les flammes, comme pour nous accompagner, reprirent de plus belle, reflétant leur image sur son corps qui jouait les toiles de maitres. Elles balayaient sa peau d'ombres et de lumières d'or comme pour accompagner notre danse lascive.
A ses gémissements, je compris que l'entracte n'avait que trop duré, elle désirait autant que moi que notre ballet reprenne. Pour la première fois, elle ouvrait les yeux, comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas. Je plongeais mes yeux dans son regard et m'y noyais. Je m'allongeais près d'elle et lui susurrais «bonsoir ... ma belle ... »
Je pourrais vous raconter la suite, comment nos mains se croisaient, où nos lèvres s'égaraient, vous narrer la cadence de deux corps brulants en parfaite harmonie. Mais ce moment n'appartient qu'a nous, et vous le décrire plus en détail serait impossible pour qui que ce soit, car j'avais oublié de le mentionner plus haut que la porte, je l'avais refermé à clé.
Je vous dirais seulement ceci ; au petit matin, nos c?urs et nos corps fourbus, enlacés et apaisés n'avait aucune envie de se séparer. Aussi lorsque je vis à la fenêtre les premières neiges tombées, nos regards se croisèrent, je remis du bois dans l'âtre et retournais auprès d'elle. La journée allait être longue, douce et passionnée...
Chaque occasion de rencontre ou d'entrevue, même de loin, me donnait le privilège d'observer ses manières ; des regards appuyés aux respirations langoureuses, jusqu'à des effleurements timorés mais au fond plein de passion.
Je dois l'avouer, je ne restais pas indifférent, loin de là , à ce ballet de séduction. Je lisais dans ces yeux à la fois de la tristesse, de l'espérance et de l'envie... J'étais près à me laisser guider par cette fragrance voluptueuse, prés à me laisser envouter. Je jouerais la pièce dans la quelle elle me conduisait clandestinement, à coup d'acte féminin tellement plein de persuasion, comme elles savent le faire...doucement ; jusqu'à l'acte final, le dernier chapitre dont j'ignorais l'épilogue.
D'abord intrigué, puis amusé, naquit en moi la passion de jouer les notes lascives qui accompagnaient ce ballet improvisé dont aucun protagoniste ne connaissait à l'avance, ni la réplique ni l'organisation scénique de l'autre. Quand elle se faisait pressante, je me faisais distant ; et quand je me glissais près d'elle, l'effleurais, c'était pour esquiver aussitôt la réponse tant attendue.
Loin du jeu du chat et de la souris, sans duperie ni arrière pensée malsaine, je me laissais envouter; Notre jeu devait durer sans se consumer comme un feu de paille.
Parfois narquois, je jouais de cette situation et m'en amusait intérieurement. Sans m'enliser, j'éprouvais jour après jour des sentiments qui m'avait fait défaut naguère.
Le jeu de séduction prenait des allures insoupçonnées. Si ses pensées la torturaient autant que moi, je ne pouvais me défiler continuellement, il me fallait me résoudre et répondre à ses avances, combler ses désirs et assouvir mon appétit grandissant. Baisers volés, caresses furtives ... humm cruel supplice , à la fois rude et doux ! Rapprochements et badinage ... tout cela devait cesser !
Je devais la voir, lui parler. En cette heure tardive, je savais où la trouver. Si elle n'errait pas dans les couloirs du domaine à la recherche d'un moyen d'apaiser ses ardeurs, elle serait surement dans sa chambre.
Je montais le long escalier de granit en silence. Les yeux fermés, je connaissais le chemin par c?ur, une main frôlant les murs, je sentais battre son c?ur au travers. Ses sentiments s'insinuait dans tout le domaine laissant transpirer ses émotions ; les élans de son c?ur lisibles pour qui les recherchaient mais indiscernables pour les autres. J'enfilais le couloir à présent sûr de moi, heureux de n'y croiser personne, le domaine somnolait.
J'avançais en silence jusqu'à sa porte. Rien ne se faisait entendre au travers, mais elle était là , plus que de l'intuition mon instinct me le disais...non ; c'est mon c?ur qui parlait. Je poussais la porte non verrouillée elle glissa sur ses gonds en douceur. Avant d'entrer des effluves de parfum m'assaillirent les narines, l'air était doux et portait avec lui des fragrances de fleurs du printemps, je restais un moment les yeux fermés à humer son parfum m'emplis de liesse et de passion ; j'entrais.
Un feu crépitait dans la cheminée.
Son regard semblait perdu dans la contemplation des flammes dansant dans l'âtre telles des feu-follets assemblés là dans une ronde féerique qui célébreraient des retrouvailles et un dénouement tant attendu.
Elle était assise en tailleur sur le grand plaid déroulé devant la cheminée. Emmitouflée dans une ample couverture de laine, ses cheveux encore humides gouttaient légèrement ; elle devait sortir de son bain. Je la devinais nue sous son pagne. Ô affolante pensée...je me délectais à l'avance de sentir son corps contre le mien.
Je m'approchais doucement par derrière. Elle referma les yeux comme pour se plonger dans un rêve merveilleux. La couverture avait imperceptiblement glissée laissant entrevoir l'une de ses épaules. Je m'agenouillais et déposais un baiser délicat au creux de son cou. Je respirais l'odeur de sa peau sucrée, m'enivrant de son parfum affolant. Je dégageais un peu plus la couverture qui tombât doucement sur ses hanches, m'offrant son dos nu.
Je posais mes mains sur ses épaules délicates caressant sa peau tiède et velouté comme la pêche. Je repris la valse de mes baisers sur sa nuque offerte, plus passionnés à chaque fois.
Nous n'avions échangé aucune parole, nul besoin d'artifice pour nous comprendre.
Les yeux clos, je sentais les battements de son c?ur accélérer la cadence, sa respiration profonde faisait bouger délicatement sa poitrine. Me faisant plus pressant et plus impétueux, elle tournât la tête pour m'offrir son visage. Je repris mon manège érotique, effleurant d'abord sa bouche sensuelle, allant crescendo, mordillant ses lèvres, alors qu'elle était en attente de plus de hardiesse. Je la pris à pleine bouche, nos langues se mêlant dans un ballet langoureux et passionné.
J'étais envahi d'émotions ; à la fois pressé et avide d'elle, profitant de chaque instant de notre échange amoureux, imprimant le moindre détail en moi pour que chaque seconde partagée dure une éternité.
Elle me prit les mains pour les poser sur son buste, je la sentais se durcir sous la pression alors que je m'égarais sur son ventre et sa poitrine. Sa peau brulait de désir. Elle se laissa aller complètement, allongée sur le dos, offerte...
La couverture avait entièrement glissé, dévoilant son corps voluptueux, ses formes généreuses, je me délectais de ce spectacle.
Dans l'âtre de pierre, le feu suivait nos agissements, une grosse bûche cédât faisant jaillir un geyser d'étincelles. Les flammes, comme pour nous accompagner, reprirent de plus belle, reflétant leur image sur son corps qui jouait les toiles de maitres. Elles balayaient sa peau d'ombres et de lumières d'or comme pour accompagner notre danse lascive.
A ses gémissements, je compris que l'entracte n'avait que trop duré, elle désirait autant que moi que notre ballet reprenne. Pour la première fois, elle ouvrait les yeux, comme pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas. Je plongeais mes yeux dans son regard et m'y noyais. Je m'allongeais près d'elle et lui susurrais «bonsoir ... ma belle ... »
Je pourrais vous raconter la suite, comment nos mains se croisaient, où nos lèvres s'égaraient, vous narrer la cadence de deux corps brulants en parfaite harmonie. Mais ce moment n'appartient qu'a nous, et vous le décrire plus en détail serait impossible pour qui que ce soit, car j'avais oublié de le mentionner plus haut que la porte, je l'avais refermé à clé.
Je vous dirais seulement ceci ; au petit matin, nos c?urs et nos corps fourbus, enlacés et apaisés n'avait aucune envie de se séparer. Aussi lorsque je vis à la fenêtre les premières neiges tombées, nos regards se croisèrent, je remis du bois dans l'âtre et retournais auprès d'elle. La journée allait être longue, douce et passionnée...
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